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Jungle de Calais


Mensonge, démission et impasse de l’Etat

Simonnet Danielle

 

Ce samedi je me suis rendue avec une délégation du Parti de Gauche à la Jungle de Calais, constituée de Philippe Juraver, secrétaire national aux luttes, Karine Monsegu, syndicaliste CGT d’Air France, Elisabeth Cazenave, responsable de la commission migrations et Aryena Eskandary, étudiante d’origine iranienne, qui est venue plusieurs fois avec le secours catholique comme bénévole dans la jungle de Calais) en août et y est revenue par la suite plusieurs fois avec Karine.

Après l’expulsion et la destruction d’une partie de la zone Sud de la Jungle, nos souhaitions nous rendre sur place pour comprendre, témoigner et interpeller le gouvernement et l’Etat sur l’impasse sécuritaire et répressive à l’oeuvre. La Jungle de Calais, en un an, est devenue le plus grand bidonville d’EuDeavant l’école du Darfourrope, avec 6000 réfugiés. 6000 personnes dans une situation d’urgence humanitaire bien pire que dans nombre camps à la frontière de la Syrie ou du Darfour de l’avis même des associations humanitaires. Et une impasse : impossible pour les réfugié-e-s de rejoindre l’Angleterre, très difficile de s’installer en France et impossible de rejoindre leur pays en guerre… Toute l’aberration et l’irresponsabilité de la politique actuelle de la France. La situation est insoluble tant que le gouvernement n’assumera pas de laisser celles et ceux qui le souhaitent traverser la Manche et permettre aux autres de s’installer en France et d’accéder aux droits.

Les mensonges de l’Etat.

C’est plutôt bon signe si vous êtes choqués par ce terme de jungle, qui de fait ôte toute dignité humaine à ses résidents. Mais c’est ainsi que celles et ceux qui y vivent la nomment. La jungle, vient du persan jangal, qui signifie bois, forêt. C’est de fait un immense terrain vague de boues, de tentes, de cabanons, de constructions de fortune, où chacun essaye de vivre, de survivre. Rappelons que la constitution de ce gigantesque bidonville est le résultat de la volonté de la préfecture qui a exigé que les réfugiés qui se trouvaient dans divers petits campements éparpillés dans Calais et dans le Calaisis se regroupent sur ce grand terrain vague, dépourvu de toute infrastructure pour l’accueil, avec une promesse : qu’on ne les y chasserait pas… Environ un millier en mars 2015, le bidonville s’est vite agrandi pour atteindre les 6000 réfugiés. Devant la pression d’une partie de la classe politique et d’une partie de la population, le gouvernement a donc décidé de procéder à l’évacuation et à la destruction de la partie Sud du bidonville, avec la volonté de détruire à terme l’ensemble.

Sur place, nous avons d’abord rencontré Abdelraouf, un réfugié soudanais que Aryena et Karinne connaissaient déjà. Amoureux des fleurs, nous lui en avions apporté une, à planter au pied de sa tente située à côté d’une petite école dans laquelle intervient Pierre, un bénévole avec qui j’avais été mise en contact avant de venir.

Puis c’est Maya Konforti, une militante impliquée depuis le début dans le bidonville, par le biais de l’association l’Auberge deMaya Jungle de Calaiss migrants qui est venue nous accueillir avec d’autres militantes. Maya nous a raconté les conditions de la destruction de la zone sud. Lors des réunions qui se sont tenues à Paris avec les ministères de Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, Emmanuelle Cosse ministre du logement, la préfecture du Pas-de-Calais, le message des autorités avait été clair : l’évacuation se ferait sans violence, seules les baraquements laissés vides seraient détruits. 800 places étaient proposées aux réfugié-e-s, soit dans les containers installés par l’Etat, soit dans des Centres d’accueil et d’orientation (CAO) répartis dans toute la France. 800 places seulement alors que cette partie de la jungle comptait 3455 personnes !

Résultat, les forces de l’ordre sont venues avec insistance sommer les occupants de quitter leur baraquement. Certains sont effectivement partis, soit pour s’inscrire dans les hébMaison brulée 2 Calaisergements proposés, soit pour regagner la zone nord du bidonville. D’autres ne voulaient pas quitter leur maison de fortune et c’est donc par la force que la police, loin des caméras tenues à l’écart, les a chassé, à coup de bombes lacrymo… Maya

nous a raconté comment un couple, dont la femme était pourtant enceinte de 8 mois, s’était réfugié sur le toit de leur “maison”. Comment ils ont été jetés à terre, tabassés…

D’autres ont été matMaison brulée 1 Calaisraqués, tirés par les pieds. Certains réfugiés ont préféré brûler leur maison plutôt que de la voir détruite par la police. Mais Pierre, un autre bénévole, nous a aussi fait part de ces témoignages de réfugié-e-s ayant vu des policiers mettre le feu à
des baraquements. Aucune évacuation destruction de bidonvilles ne peut se faire sans violence si les offres de ré-hébergement ne sont pas adaptées et les personnes accompagnées.

Concernant les hébergements en containers, j’ai appris que le nombre de sanitaires étaient si dérisoires que les douches y étaient chronométrées à 6 minutes par personne et tous les trois jours. L’association mandatée par l’Etat pour distribuer les repas n’en fournirait pas assez mais les réfugié-e-s n’ont pas le droit de faire la cuisine… Dans ces dortoirs containers il n’y a qu’1,5m2 par personne. Leur accès est bouclé par des barbelés, les associations non mandatées et les citoyens bénévoles n’ont pas le droit d’y rentrer.

Les nouveaux containersLes réfugié-e-s qui ont accepté de s’y rendre y sont totalement isolé-e-s, parqué-e-s, sans droit à un minimum de vie sociale. Tout petit feu extérieur, si important dans leur culture pour se retrouver, échanger, y est interdit. Finalement, l’Etat ne fait que reproduire une sorte de centre de rétention dont le contrôle des migrants semble être la seule préoccupation… Avant leur installation, la Préfete avait promis qu’une réunion quotidienne serait prévue avec les représentants des associations du bidonville, pour faire le point chaque jour de la situation dans cette partie de la jungle. Mais ces réunions ne se sont jamais tenues avec les associations non mandatées…

L’urgence humanitaire s’aggrave, l’Etat absent.

La zone détruite Calais
Résultat, cette destruction de la partie Sud du gigantesque bidonville ne règle rien et l’urgence humanitaire s’aggrave.
Ce qui frappe lorsque l’on visite le bidonville, c’est l’organisation sociale qui s’est construite, à partir de rien si ce n’est l’essentiel : l’intelligence des réfugié-e-s par le système D, la disponibilité des militants associatifs et des citoyens bénévoles, témoignant d’une solidarité remarquable.

L’association Charpentier sans frontière, et nombre de réfugié-e-s se sont organisé-e-s pour aider, en fonction des arrivées, à la construction des baraquements. Par référé les organisations humanitaires ont obtenu l’installation d’eau potable, un ramassage des déchets et l’installation de toilettes sèches mais qui sont toujours en nombre insuff
isant. Avec des groupes électrogène, certaines baraques ont l’électricité.
Dans certaiVitrine du restaurant KarzaineLe chef cuistaud du restaurant Karzais allées, on se promène comme dans une véritable ville, avec ses boutiques, ses restaurants, ses coiffeurs et barbiers.

Nous y avons déjeuner le midi, reçu-e-s comme des rois et des reines, par un cuisinier afghan si fier de nous faire découvrir sa cuisine dans son restaurant nommé “Hamid Karzaï”.

Pouvoir oLe festin au restaurant Afghanuvrir un commerce est une priorité pour ces hommes. Bien sur, pour pouvoir gagner un peu d’argent, mais aussi beaucoup de dignité, une utilité sociale “faire quelque chose”, se prendre en charge, redevenir quelqu’un même dans cette phase transitoire. Même s’ils n’ont rien, les personnes que nous avons rencontrées tenaient à nous accueillir avec une générosité extrême. Combien de thé, café bus, mets dégustés ! Quelle humanité malgré le cadre inhumain de leurs conditions de vie.

Le théâtre CalaisDes ateliers d’artistes, un théâtre où se jouent des impros comme des matchs de volley, un projet de concert… la jungle, c’est aussi un lieu où se tentent des échanges culturels et sportifs pour construire de la vie, de l’échange, thérapie également nécessaire après les traumatismes subis et la terrible attente d’un futur incertain.

L’école des dunes Calais 2Plusieurs écoles ont été construites, pour donner des cours d’apprentissage du français aux adultes, et enseigner aux enfants. Toutes sont laïques. Selon le dernier recensement datant d’il y a quinze jours, il y aurait 455 enfants dans la zone sud dont 305 mineurs sans famille, soit parce que leur parent ont décédé pendant le long trajet d’exil, soit parce qu’ils sont partis seuls en suivant d’autres migrants. Ce sont des bénévoles, dont certains professeurs des écoles qui viennent notamment le mercredi et le week-end, qui assurent les cours à ces enfants qui devraient tous bénéficier d’une scolarisation…

Une maison de santé permet à Médecins sans frontières, médecins du monde et d’autres associations anglaises d’intervenir. Les problèmes de santé sont conséquents : des troubles respiratoires, aggravés par le chauffage au bois dans les petits baraquements, des problèmes de gales dus aux conditions d’hygiène déplorables, d’autres problèmes de peau liés aux différences de climat extrêmes pour les réfugiés, des grippes nombreuses, des blessures multiples soit liés aux tentatives d’intrusion dans le port, dans les trains, les camions… beaucoup de souffrances psychologiques, de problèmes de sommeil liés aux traumatismes subis avant et pendant l’exil… Et des moyens à minima pour y répondre…Médecins sans frontière Calais

Grâce à l’appel des cinéastes, des fonds levés ont permis l’installation de la “cabane juridique”. Une belle petite maison en bois qui permet à des avocats volontaires d’accueillir les gens en entretiens individuels tous les jours. Ils les écoutent, les orientent vers les structures locales adaptées, les aident à constituer leur dossier de demande d’asile.

La cabane juridique CalaisC’est pourtant l’Etat et le département qui auraient du installer un point d’accès aux droits avec des permanences juridiques ! Comme nous l’a bien expliqué l’avocate Orsane Broisin, ces permanences sont non seulement très utiles pour les réfugié-e-s dans leur démarches juridiques, mais elles leur permettent de pouvoir constituer des constats objectifs sur la réalité des situations dans la jungle. Ainsi, l’Etat qui niait la présence de mineurs, grâce en partie à leur travail a du le reconnaître et des actions peuvent s’enclencher notamment avec le département et l’Aide sociale à l’enfance qui a une obligation de mettre à l’abri les mineurs isolés. C’est également l’ensemble de ces actions militantes qui ont contribué à ce que le gouvernement daigne enfin interpeller l’Angleterre sur l’enjeu pour les mineurs isolés qui y ont des parents d’être accueillis pour les rejoindre.

Ces permanences juridiques, en plus de l’équipe qui traite de la question de l’asile et des mineurs isolés, sont constituées d’une autre équipe spécialisée sur les violences policières en lien avec Médecin du Monde et Médecins sans frontières. Les témoignages sont accablants. Dès qu’ils sortent de la jungle, pour aller dans le centre ville, dans les supermarchés, les réfugiés se retrouvent en danger, très souvent victimes d’agressions par les forces de police ! Intimidations, brimades, mais aussi passages à tabac, humiliations fréquentes… Ils sont également victimes d’exactions de milices dont certains suspectes des collaborations avec les forces de l’ordre. Un irakien a été tué dans les rues de Calais le mois dernier sans que cela n’ait d’écho dans la presse. Selon ces témoignages, tout est fait pour semer un climat de terreur et les dissuader de sortir du bidonville… Les anecdotes sont terrifiantes, voitures de civils chassant et renversant volontairement les réfugié-e-s, attaques par de petits groupes avec tentatives d’incendie dans le bidonville. Aussi, un rituel des forces de l’ordre serait de faire agenouiller les réfugiés et après nombre d’insultes, tirer en l’air pour l’unique plaisir de les terroriser. L’administration aurait engagé des enquêtes de la police des polices…

Dans cette cabane juridique, nous avons également rencontré deux autres avocates, militantes féministes associatives, qui vont entamer des permanences juridiques sur la question des violences sexuelles. De nombreux et nombreuses réfugié-e-s ont subi des viols pendant leur périple. Aussi, comme dans toute situation d’extrême précarité, les problématiques de violences sexuelles, de traites des êtres humains n’épargnent pas, bien au contraire, les occupants de la jungle, tout comme les violences conjugales. Mais là encore, l’Etat n’a rien prévu pour protéger, garantir l’accès aux droits, prendre en charge les souffrances physiques et psychologiques. Pire, même dans les containers, les violences sexuelles, la très forte promiscuité, terrorisent notamment les jeunes réfugié-e-s. Du fait de la destruction de la partie Sud, la maison des femmes a du être déménagée à l’autre bout de la jungle. Des bénévoles anglais ont du coup amener un grand bus. Le rez de chaussée sera réservé à un accueil des femmes et l’étage servira de salle de cinéma pour les enfants.

L’ensemble de ces permanences juridiques sont compromises. Les dons collectés n’ont permis de financer leurs actions que pour les deux mois, janvier et février. l’Etat et les collectivités vont-ils enfin prendre le relais des financements ? Les dons vont ils se poursuivre pour pallier à cette absence prévisible de l’Etat ? Je vous invite toutes et tous largement à partager cet appel aux dons pour la poursuite de leurs activités.

L’impasse du sécuritaire

Le gouvernement semble décidé à détruire la jungle de Calais. Il ne s’agit pas de la défendre en soi. Les conditions de vie y sont terribles, indignes. Mais le peu de confort et de chaleur humaine a été construit par les migrants eux-mêmes et par les nombreux bénévoles. Une centaine de présents aurait été recensée sur la jungle pour cette seule journée de samedi où nous étions sur le terrain. et voilà que ce que les associations et les réfugié-e-s ont construit, sans l’Etat, l’Etat le détruit. Détruire la jungle pour la détruire ne va qu’aggraver la grande précarité de celles et ceux qui y survivent et déplacer une peu plus loin le problème… Que le gouvernement renonce à détruire la jungle tant que ces solutions d’accueil ne sont pas accordées ! Sinon, inévitablement, d’autres mini jungle, comme il en existe déjà par ailleurs dans le Calaisis se reconstitueront ici et là, avec une précarité encore plus grande.

Barbelés port de CalaisDes moyens (combien ?) ont été mis pour clôturer le port de Calais, avec des grandes grilles, des barbelés et même des lames de rasoirs. Et pendant ce temps, les moyens tardent pour garantir des conditions de vie digne, l’accès à des hébergements décents, aux soins, à un accompagnement psychologique, à l’apprentissage du français, à la scolarisation pour les mineurs, à l’ensemble des droits et bien évidemment l’étude de leur dossier d’asile.

A Grande Synthe, des petites maisons en bois viennent d’être installées et pourront accueillir 2500 personnes. Ce sera donc de meilleures conditions de vie pour celles et ceux qui occupent l’autre jungle également constituée là-bas. Mais comme à chaque fois, les capacités d’accueil restent en deçà de la réalité des besoins … D’ailleurs ce campement n’est assumé financièrement que par la municipalité et porté par médecins sans frontières, l’Etat n’y met pour l’instant pas un seul centime… L’incapacité de l’Etat à anticiper les arrivées et à assumer de prendre en charge des conditions dignes d’accueil est lamentable.

Le Royaume uni peut bien à l’occasion de ce 34e Sommet Franco britannique promettre 22 millions d’euros pour que la France continue de jouer “le bras policier de la politique migratoire britannique”, nombre de réfugié-e-s voudront toujours rejoindre l’Angleterre ! De la même manière, l’Union Européenne peut bien tenter de forcer la Turquie à jouer le rôle de garde frontière, nombre de réfugiés gagneront toujours l’Europe notamment par la Grèce livrée à elle même pour en assurer l’accueil alors que le pays subit déjà les politiques d’austérité imposées. Et pendant ce temps, la Méditerranée continuera de se transformer en cimetière.

Les différents échanges que nous avons eus avec certains réfugié-e-s soudanais durant cette journée, nous expliquent pourquoi ce choix de l’Angleterre. La raison première est souvent des connaissances, familles, proches, ou communautés déjà établies là-bas. La question de la langue semble également importante. D’autres pourraient être d’accord pour rester en France, si on les aidait à apprendre le français, si on leur permettait de travailler. Si on leur permettait en somme d’avoir accès aux droits et de vivre tout simplement dignement. Vous verrez peu de photo de réfugié-e-s dans cet article, car ils ont besoin de garder l’anonymat s’ils veulent tenter de passer de l’autre côté de la Manche.

Avec Abdel, CalaisAbdelraouf, lui, avec qui nous avons passé l’ensemble de la journée, a décidé de rester en France. Il nous a raconté une partie de son périple. Il a fui la guerre au Soudan à pieds avec 4 camarades. Ils ont été par la suite capturés en Lybie par un réseau de trafic humains de réfugié-e-s. Ils ont été emprisonnés 6 mois dans une pièce de 4m2 dans le noir, avec un litre d’eau, un morceau de pain et de fromage par jour, parfois deux. Ils ont réussi à s’enfuir au péril de leur vie, en courant… puis en traversant la mer sans nourriture et sans eau durant trois jours et trois nuits. Ce qu’ils ont enduré pour venir jusqu’ici est tel, qu’il est compréhensible que si près du but, ne pas pouvoir l’atteindre est impensable pour nombre d’entre eux.

La fermeture des frontières, l’Europe forteresse est une illusion, qui ne sert qu’à enrichir les passeurs, à précariser les réfugié-e-s, à inciter aux haines individualistes et racistes, à faire monter les extrêmes droites. L’autre face de cette précarité est la concurrence des travailleurs, par l’opportunité laissée ou organisée pour des entreprises voyous de disposer de main d’oeuvre bon marché, de travailleurs sans droits corvéables à merci. Rien de tout cela n’est insurmontable si l’accès aux droits, à l’égalité des droits était l’objectif assumé.

La France serait bien inspirée de permettre aux réfugié-e-s de traverser la Manche. Ce sera bien plus efficace que d’agiter non sans un cynisme absolu, la menace de la rupture des accords du Touquet pour peser contre le Brexit, comme vient de le faire Macron ! Que le gouvernement instaure également des procédures accélérées pour la reconnaissance du droit d’asile pour celles et ceux qui souhaitent s’installer en France, avec autorisation de travail pendant la durée d’étude des dossiers.
Mais surtout, que Hollande et le gouvernement Valls agissent enfin sur les causes de l’afflux des réfugié-e-s, guerres et politiques de libre échange dont la France et l’Europe ne sauraient s’exonérer de leurs responsabilités. Mais non seulement rien n’est fait à ce niveau mais en plus ils s’avèrent incapables d’en assumer les conséquences.

L’inhumanité vis à vis des réfugié-e-s de la “jungle” de Calais comme d’ailleurs est une honte absolue qui défigure la République.

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